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Cet article a été écrit par René Fagnoni, le 8 octobre 1993, archivé en catégorie Combats Syndicaux.

La Sirlo c’est trop

L’entreprise dans laquelle nous travaillons a franchi allègrement le cap de ses 50 ans . Au cours de cette période, elle en a vu  » de toutes les couleurs « . De Paris-Soir, qui a présidé à sa construction, sous l’impulsion du groupe Prouvost en avril 1934, au Figaro d’aujourd’hui en passant par les quotidiens issus de la Libération comme l’Humanité, Ce Soir et Les Lettres françaises, la Sirlo intégrée à la SNEP pour une courte période a suivi un itinéraire assez peu ordinaire. Elle constitue, au cœur de la capitale, l’un des derniers bastions de la presse écrite, citadelle fortifiée dans cette partie de bras de fer qui oppose les fils de Gutenberg à ceux de McLuhan.

Aussi avons-nous choisi de publier dans ce bulletin quelques bonnes feuilles du livre de Maurice Lemaître, correcteur à la Sirlo, Journal d’un militant, édité en association avec Les Lettres libres. Dans cet ouvrage, l’auteur retrace d’une plume incisive et pleine d’émotion une période de notre histoire contemporaine encore toute proche, celle des années cinquante. Précisément, nous avons choisi des extraits consacrés au 37 de la rue du Louvre quand, jeune journaliste à l’Humanité, notre camarade débarque dans l’univers toujours un peu délirant de la fabrication d’un quotidien. Même si bien des choses ont changé, comme le bar-restaurant du 7e étage qui a disparu et les rotatives qui ont quitté les sous-sols, d’autres traits demeurent immuables.

MARS 1953 : L'immeuble de la SIRLO, alors siège de l'Humanité, lors de la mort de J. STALINE. Aujourd'hui siège du Figaro - 37, rue du Louvre à Paris. UN SIECLE SE TERMINE, UN AUTRE COMMENCE... TOUT CHANGE.

L’intérêt de cette chronique, c’est de nous restituer, à travers une écriture sensible et minutieuse, les zones remuantes et grondantes du milieu dans lequel nous continuons de travailler. A ce titre, ces quelques pages revêtent un intérêt particulier car elles font désormais partie de la mémoire collective de cette entreprise, lieu privilégié de l’exaltation de toutes les passions.

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