Comité de groupe Socpresse

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Cet article a été écrit par Comité de groupe, le 3 novembre 2001, archivé en catégorie Actualités.

Délégation du Comité de groupe à Casablanca

Une délégation du comité de groupe de la Socpresse s’est rendue au Salon international des arts graphiques à Casablanca, les 3, 4 et 5 novembre 2001, qui se tenait à l’espace Atlantic. Ce fut l’occasion de visiter l’imprimerie où le Figaro est tiré chaque nuit et diffusé sur tout le Maroc, une imprimerie où le pré-presse n’existe pas et où d’autres journaux sont aussi imprimés loin de leur centre de réalisation. Rappelons que le groupe Hersant fut, à une certaine époque, l’un des pionniers de l’impression décentralisée, une technique largement vulgarisée depuis. Vitrine des arts graphiques!

 

La grande mosquée de Casablanca.

La grande mosquée de Casablanca.

Au Maroc, cette deuxième édition du SIAGRA s’adressait essentiellement aux professionnels des arts graphiques et de l’imprimerie du Maghreb. Ce secteur a connu une importante mutation, au cours des dernières années, et offre encore au Maroc des potentialités réelles de développement. C’est, en particulier, un maillon essentiel dans la stratégie de développement industriel du pays intervenant en amont de nombreuses activités : industries agro-alimentaires, pharmaceutique, cosmétique, etc… mais aussi dans l’enseignement et la culture.

7.600 Marocains travaillent dans les arts graphiques

En 1999, 7600 personnes travaillaient dans ce secteur d’activités, dans 367 établissements. L’imprimerie vient en tête avec 74%, puis l’édition avec 25%. Depuis 1995, les investissements n’ont fait qu’augmenter chaque année atteignant 187 millions de dirhams (125 millions de francs français), en 1999.

C’est dans ce contexte que le SIAGRA accueillait, sur 3.200 mètres carrés, une cinquantaine de groupes de sociétés, exposants marocains,espagnols, français,italiens, belges, allemands et américains qui privilégiaient, tous, l’impression numérique. C’est tout particulièrement le grand format qui se tailla la part du lion. En effet, ce secteur particulier a connu de grands changements à la suite de fusions, d’acquisitions et il est en phase de consolidation.

S’il n’y a, pratiquement, que trois entreprises qui se partagent le format  » super-wide « , la concurrence est extrêment féroce dans le  » large/wide format  » qui vise une clientèle grand public.

L’imprimante la plus rapide du monde

Tous les grands fabricants internationaux de matériel d’impression sont représentés au Maroc et présentaient ainsi leurs derniers modèles d’imprimantes numériques haute résolution, grands formats, sur surface rigide, des systèmes à encres à séchage UV, d’impression numérique sur textiles, CTP, différents types de papiers et cartons, des plaques et films, des systèmes d’habillage de véhicules, de stands de foire, de panneaux publicitaires rotatifs…

Kodak en profita, même, pour présenter, en première mondiale, la 5260 Inkjet printer, l’imprimante grand format la plus rapide du monde actuellement qui est capable d’imprimer, en 600 dpi, une image à une vitesse de vingt-sept mètres carrés à l’heure et, en 300 dpi, quarante-cinq mètres carrés à l’heure. La qualité d’image est voisine de 1200 dpi à la sortie grâce à l’ajout automatique de pixels en cours d’impression.

Une délégation représentative du Comité de groupe Socpresse.

Une délégation représentative du Comité de groupe Socpresse.

En association avec les professionnels de la formation

Les professionnels de la formation étaient aussi associés que ce soit l’Institut spécialisé de technologie appliquée en arts graphiques (I.S.T.A.A.G.) qui travaille en concertation avec la profession pour la formation initiale et permanente de cadres ou l’Office de la formation professionnelle qui regroupe 180 instituts et 6500 personnes qui préparent à tous les métiers. A noter que l’Etat verse aux entreprises qui ont des plans de formation, 70% du montant de cette formation. Au Maroc aussi, le risque est la fuite des cadres. Des Canadiens ne sont-ils pas venus au Maroc pour tenter d’embaucher la totalité d’une promotion de 120 infographistes formés par l’I.S.T.A.A.G, précisa à la délégation de la SOCPRESSE, M. Mohamed Couki, directeur de l’Office de formation professionnelle, avec lequel les délégués s’entretinrent longuement sur les problèmes de formation.

M. Saïd Nejjar qui dirige une importante imprimerie de Casablanca tout en présidant la fédération graphique, participait au débat.

Le tirage à distance des journaux

Il fut un temps où certains pays arabes, proches du Golfe persique, s’inquiétaient de voir se multiplier des quotidiens extrémistes. C’est ainsi que naquit  » Asharq Al-Awsat  » (le Moyen-Orient) un journal modéré, en arabe, financé par les Saoudiens et imprimé dans la banlieue de Casablanca.

Ce journal existe toujours, même si les Saoudiens se sont retirés du capital laissant, notamment, la place, en 1986, à la SOCHEPRESS ( dont la SOCPRESSE est actionnaire) et aux N.M.P.P. Dans l’imprimerie que dirige M. Ahmed Zahir, 58 route de Rabah à Ain Sebaa,on imprime quatre quotidiens mais il n’y a ni rédaction ni pré-presse, les journaux sont rédigés et mis en page ailleurs. Les titres imprimés sont  » Al-Awsat  » (10 à 20000 exemplaires sur 20 pages),  » Paris-turf  » (5000 exemplaires sur 18 pages),  » le Figaro  » (2500 à 5000 exemplaires sur 44 pages) et  » France-soir « .

Les pages préparées à Londres ou à Paris avec le concours de journalistes et de correspondants dispersés à travers le monde, arrivent sous forme de films, soit par satellites ou par numéris à l’imprimerie. Celle-ci possède deux insoleuses, deux flasheuses et deux développeuses. Ce ne sont apparemment pas les développeuses les plus modernes qui fonctionnent le mieux.

Quant à l’impression, elle s’effectue sur une Goss Métro-liner (Community) : dix groupes en ligne et une seule sortie. Il n’est pas possible de faire de la  » quadri  » sur le Figaro. Il y a vingt salariés dans l’imprimerie. Le salaire moyen d’un technicien est de 4000 dirhams (2700 francs français), celui d’un rotativiste de 7000 dirhams ( 4700 francs français) mais le salaire moyen au Maroc est d’environ 1800 dirhams (1200 francs français). Parmi les quotidiens de langue française citons  » Le Matin du Sahara et du Maghreb  » le plus fort tirage des journaux du Maroc avec 100.000 exemplaires (officieusement le journal officiel) ;  » L’Opinion « , journal de l’Istiqual (de 80 à 100.000 exemplaires) ;  » Al Bayane « , journal du parti socialiste ;  » L’Economiste « , tabloïd qui tirerait à 14.000 exemplaires. Le prix des quotidiens est d’environ 2,5 dirhams (1,70 fr. fr.)

Il y a également une vingtaine de quotidiens marocains en arabe dont  » El Ahdat el Maghrebia  » (L’Evénement du Maghreb), originaire de Casablanca qui tire à 35.000 exemplaires

Pierre DESBRUYERES

 

La délégation était composée de René Fagnoni, secrétaire du comité de groupe, Christian Adam, Denis Guilleminault, Michel Maouchi, Jean-Loup Vallon et Pierre Desbruyères.

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