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Le risque existe que la CGT ne soit pas forcément majoritaire au sein du Comité de groupe, cela n'empêche pas que nous avons mené le combat en première ligne car c'était notre devoir de le faire, face à l'avenir, même si nous avons dû assumer seuls la charge des procédures multiples. Nous avons pris cette décision en regard de l'importance des attributions économiques du Comité de groupe. Outre cet aspect, nous avons toujours manifesté le plus grand intérêt à discuter avec les autres catégories de salariés des entreprises du groupe, même lorsqu'elles ne partagent pas les mêmes options philosophiques que nous.
Face à une direction qui accapare tous les postes de responsabilité, tant au niveau du Syndicat de la presse parisienne qu'à celui de la Fédération nationale de la presse française, et contrôle de ce fait l'ensemble des syndicats patronaux, il était important que les salariés de toutes catégories s'organisent. Le législateur nous en a donné les moyens. A nous de mettre tout en oeuvre afin que cela se traduise dans une pratique effective par le regroupement des informations, qui nous permette de mieux cerner la configuration du groupe, les secteurs qu'il contrôle et ceux où il tente de s'implanter, ses perspectives, sa stratégie en matière de développement et de modernisation.
Ce n'est qu'un début, les premiers accords conclu après la loi du 28 octobre 1982 débordent le cadre de cette loi et indiquent bien que le Comité de groupe est appelé à connaître de nouveaux développements. Continuons le combat entrepris par les précurseurs de 1945, sur qui le vent de l'idéal soufflait en tempête.

René FAGNONI.