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En leur rendant hommage aujourd'hui, il s'agit de rendre justice pour le patrimoine qu'ils nous ont légué, à des hommes qui furent, à la fois, les précurseurs et les continuateurs de l'un des plus vieux rêves de l'humanité, dont les origines et les luttes se perdent dans la nuit des âges. Face aux défaitistes et aux opportunistes de toutes les époques, ils sont l'honneur de la nation, car, pour la première fois dans l'Histoire, la Commune c'est :
- la gestion des affaires du peuple par les représentants du peuple, élus au suffrage universel ;
- la laïcité et la gratuité de l'enseignement mis au service de tous ;
- l'accession de tout un peuple au droit à la culture,
et toute une série de mesures sociales qui font qu'aucune révolution n'était allée aussi loin dans l'application de telles réformes .
Pendant que les membres de la Commune effectuent courageusement, dans la justice et avec un don de soi total, ces importantes transformations sociales, alors que G. Courbet, animateur du Comité des Beaux-Arts organise des concerts publics et ouvre largement à tous la porte des musées dans l'esprit le plus magnanime, la bourgeoisie versaillaise prépare son crime.

R.F.