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A elle seule, la loi du marché ne
suffit pas à justifier cette mainmise des capitaux
allemands sur la quasi-totalité de la presse de ces
pays qui ont besoin, plus que tous les autres, de la pluralité
d'expression afin de soutenir la démocratie, à
l'épreuve dans cette partie de notre continent.
Dans le secteur de la distribution de la presse, en voie
de privatisation, on assiste au même phénomène.
En Pologne, l'offre française a été écartée,
en dépit d'une première décision positive
des autorités de tutelle, au profit d'un groupe local
soutenu par des capitaux allemands.
De quel poids considérable pèsera cette armada
médiatique, aux mains de quelques-uns, toujours les
mêmes, lorsqu'ils décideront de faire donner
cette artillerie idéologique pour une cause politique
ou une autre qui n'ira pas forcément dans le sens d'un
élargissement de la démocratie.
R.F.
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