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Pour sacrifier à la mode ambiante, notre gouvernement y est allé lui aussi de son couplet, sur le prétendu retard pris par la France en matière d'utilisation d'internet et de connexions des ménages sur le réseau. Pour le coup, dans cette période de crise et de vaches maigres, on va même jusqu'à débloquer des crédits afin de lancer une vaste campagne de promotion pour ce nouveau média dans les chaumières de nos belles provinces.
C'est compter sans le fait que les Français sont un peuple d'épicuriens qui n'acceptent pas de se remettre en question, sinon lorsque les nouvelles technologies qu'on leur propose s'accompagnent de la notion de plaisir. Outre ce caractère hédoniste de nos concitoyens, il faut également prendre en considération la tradition littéraire de notre pays, berceau de quelques grands écrivains humanistes, que nous ne sommes pas près d'abandonner aussi facilement pour succomber au charme du web. On peut comprendre ce manque d'empressement à troquer sa bibliothèque pour l'écran glacé d'un ordinateur, fût-il connecté sur internet, qui ne va pas, lui, faire vibrer nos sens.
R.F.
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