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A l'évocation de ces quelques sensations, liées à notre fréquentation et à notre intimité avec l'imprimé, on peut comprendre la distanciation momentanée d'une large part de l'opinion avec les nouveaux médias électroniques par trop insipides.
Bien sûr, nous y viendrons tous car c'est le progrès, comme l'on dit communément. Mais allez, pour toutes les raisons évoquées, ci-dessus, les prophéties apocalyptiques de George Orwell et de Mac Luhan sur la mort imminente de l'imprimé ont été déjouées jusqu'à présent.
Pour nous tous, qui sommes attachés au livre et à sa pérennité, soyons assurés qu'il lui reste encore de beaux jours car il constitue un rempart, fragile certes, contre les dictatures et les nouveaux totalitarismes. Ce n'est pas par hasard si, tout au long de l'Histoire, les dictateurs et les fanatiques de tout poil se sont acharnés à dresser des autodafés car ils savaient bien que le livre, et plus largement l'imprimé, ont toujours représenté la meilleure défense de la liberté de l'esprit et de la sauvegarde de la pensée.
R.F.
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