|
Depuis la nuit des
temps, les hommes se sont ingéniés à
créer des images ; que ce soit sur les parois des grottes
de l'époque préhistorique, sur les parchemins
ou les livres précieux enluminés par les copistes
du Moyen-Age, ou bien sous les coupoles des basiliques décorées
par les artistes de la Renaissance.
Ce besoin vital de représentation artistique du monde
qui l'entoure fait sans doute partie intégrante du
capital génétique de l'espèce humaine,
qui trouve là son expression spécifique, tout
en affirmant son identité .
En arpentant pour la première fois la cour de l'Ecole
Estienne au début des années cinquante, le jeune
Michel Guire Vaka ne savait sans doute pas, comme la plupart
des " culus " rassemblés pour la rentrée,
qu'il allait s'inscrire dans la lignée de ces sculpteurs
d'images, dont seulement quelques brillants sujets seraient
issus de la promotion encore à l'ombre des marronniers
de la cour de récréation.
Toutefois, je me souviens que dès les premières
semaines du " circulus ", la silhouette altière
de l'un d'entre nous survolait la piétaille des "
culus " de cette promotion 1955 à la fois par
la taille et par le talent.
Michel Guire Vaka, aussitôt repéré pour
ses aptitudes artistiques, n'eut aucune difficulté
pour accéder à la très convoitée
section Dessin publicitaire, dirigée par M. Münch. |